01.12.2011 12:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Vert et même pas cap!

Le truc tendance, ces temps-ci, c’est d’annoncer sa démission sur Twitter. C’est arrivé à un directeur de banque le mois dernier. Et mercredi, c’est de cette manière-là que le porte-parole d’Eva Joly a claqué la porte. Le gars n’était pas trop aligné sur les déclarations de sa cheffe très remontée contre l’accord des écolos avec les socialistes. Le porte-parole n’était pas le seul de cet avis, vous avez suivi ça. Mais lui, il a choisi de balancer sa dem’ sur Twitter, en exclusivité. Ses quelque 3000 abonnés, dont sa cheffe, ont reçu le message suivant: «En désaccord avec la nouvelle ligne politique d’Eva Joly, j’ai décidé décidé de démissionner de ma fonction de porte-parole.» Oui, dans sa hâte de quitter le bateau – enfin, la droite dit «le pédalo» – il a même tapé deux fois le mot «décidé». C’est ce qu’on appelle une décision mûrement réfléchie.
Personne ne prétendra qu’Eva Joly a marqué des points cette semaine avec sa façon de taper du sabot en solo. Mais elle n’a pas besoin d’un porte-parole aussi pleutre. J’ai connu des gens qui montaient sur leur bureau pour annoncer urbi et orbi qu’ils quittaient l’entreprise. Au moins, ça avait de la gueule. Un porte-parole qui n’a même pas le courage de porter sa parole en face, ni d’avertir sa cheffe par une lettre de plus de 140 signes, c’est plutôt lamentable. Comme acte de rébellion, on a vu plus courageux qu’un tweet. Reste qu’à l’échelle du réseau ça a eu son effet: la démission a été re-tweetée plus de 100 fois et le porte-parole a été invité sur toutes les chaînes. Tant qu’à faire, les Verts pourraient peut-être faire un tweet pour recruter une nouvelle candidate pour la présidentielle. Vous pensez que ça marche aussi pour recruter rapido, ce truc-là?

Les commentaires sont fermés.