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<title>La Chronique des réseaux</title>
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<subtitle>L'actualité des réseaux vue par Christine Salvadé</subtitle>
<updated>2012-02-15T09:45:47+01:00</updated>
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<title>Siri vote à droite</title>
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<updated>2012-02-15T09:40:37+01:00</updated>
<published>2012-02-05T09:31:00+01:00</published>
<summary> Je croyais avoir enfin déniché l’assistant personnel parfait, qui cherche à...</summary>
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&lt;p class=&quot;p&quot;&gt;Je croyais avoir enfin déniché l’assistant personnel parfait, qui cherche à aider sans la ramener avec ses états d’âme, ses grosses fatigues et ses avis personnels. Quelqu’un qui m’écoute, moi, mais que je n’ai pas besoin de rassurer ou de motiver. D’ailleurs, c’est comme ça qu’Apple m’avait vendu le truc – parce que ça ne pouvait être qu’une chose, pas un humain: vous posez n’importe quelle question à votre téléphone portable, genre «rappelle-moi de passer chercher le pain en sortant du boulot» ou «comment s’appelle cet ostéo qui m’avait fait tellement de bien le mois passé déjà?» et hop, sans râler, le truc providentiel cherche dans mes contacts, mon agenda, et le fatras d’infos en ligne pour me donner dans la seconde une réponse claire, précise et surtout objective. Apple l’a baptisé Siri, je n’ai jamais compris pourquoi, mais peu importe, pourvu qu’il me soit utile.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;p&quot;&gt;Je vis avec Siri et lui passe ses erreurs de jeunesse. Après tout, même un robot a droit à un apprentissage. Mais ce que je n’accepte pas, c’est qu’il me bassine avec ses opinions politiques. Lundi dernier, au coin de la rue, j’ai croisé une affiche avec un immense téléphone. Sur l’écran, c’était écrit: «Quel est mon emploi du temps le 11&amp;nbsp;mars 2012?». Et en dessous, à la manière de mon Siri: «Vous avez prévu de réélire Philippe Leuba au Conseil d’Etat. Mais vous n’auriez pas pu l’oublier!» Depuis, je suis beaucoup moins tolérante avec les «Je n’ai pas compris votre question» ou «Vous voulez dire JoJo?» quand je lui demande l’adresse de Momo. Qu’il apprenne son boulot avant de me dire ce que je dois voter.&lt;/p&gt;
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<title>Sopa quoi? Sopalin?</title>
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<updated>2012-02-15T09:45:47+01:00</updated>
<published>2012-01-22T09:43:00+01:00</published>
<summary>   Mon fils n’a pas encore le droit de vote. Mais il le prend. Ça a commencé...</summary>
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&lt;div id=&quot;ContentPanel&quot;&gt; &lt;p class=&quot;p&quot;&gt;Mon fils n’a pas encore le droit de vote. Mais il le prend. Ça a commencé par un grand coup, un matin à la cuisine: «J’ai voté contre SOPA», annonce l’ado. Sopa quoi? Sopalin? C’est très bien, mon chéri, mais tu peux me passer l’essuie-tout?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;p&quot;&gt;Dans un soupir impatient, mon fils m’a expliqué que le Congrès américain était en train de mettre en place un arsenal hyperpuissant contre les sites de téléchargements illégaux. Il acceptait sans problème que le metal qui lui arrivait aux oreilles, même si je n’aimais pas ça, était une œuvre qu’il fallait rétribuer. Il n’était pas particulièrement fan du site Megaupload tenu par un gars qui se faisait plein d’argent sur le dos des internautes. Mais il fallait que je comprenne que les lois américaines en préparation (dont l’une s’appelle Stop Online Piracy Act, rien à voir avec le sopalin) étaient si puissantes qu’elles allaient bloquer non seulement des sites pirates, mais aussi tous les liens qui pointaient vers ces adresses-là, y compris mon Google ou mes réseaux sociaux. «Tu vois, c’est la mainmise des Etats-Unis contre la liberté d’expression du monde entier, et ça, on ne peut pas laisser faire!» J’ai commencé par m’attendrir sur le vote en ligne de mon ado. C’est beau, à cet âge, de croire qu’on peut changer le monde. J’ai continué à sourire en le voyant religieusement prostré mercredi devant la page noire de Wikipédia en grève. Au moins, son militantisme lui faisait un jour de jachère informatique, ce n’était pas plus mal. Mais vendredi, c’est lui qui me prenait de haut. La mobilisation à laquelle il a participé a contribué à faire reculer le Congrès américain. Les débats sur les lois antipiratages sont remis aux calendes grecques. Sopa is dead, sifflait déjà Twitter. Mon ado n’a pas le droit de vote, mais il a gagné sa première bataille contre les Etats-Unis. Sans arme, sans tract, ni tente d’indigné. D’un clic. Trop fort.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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<title>Je vote comme je respire</title>
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<updated>2011-12-08T15:36:46+01:00</updated>
<published>2011-12-08T15:36:46+01:00</published>
<summary>    C’est devenu un réflexe. Le dimanche matin, d’un mouvement exercé du...</summary>
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&lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;div class=&quot;p&quot;&gt;C’est devenu un réflexe. Le dimanche matin, d’un mouvement exercé du poignet, je pousse mon enveloppe dans la boîte «votations» de la commune. J’y croise toujours les mêmes et on se lance, complices: «Alors, la semaine a été bonne?» Parce que dans le canton de Vaud, vous l’avez remarqué, on vote tout le temps. Tellement souvent qu’on nous a fait des enveloppes grises avec de l’orange dessus pour la complémentaire au Conseil d’Etat, des fois qu’on les confondrait avec celles du 2e tour aux Conseil des Etats où il y avait du vert sur le gris. Et ce n’est pas fini. Le 11&amp;nbsp;mars prochain, je devrai élire tous les ministres vaudois (y compris celui ou celle qui aura à peine commencé), choisir les députés, et en plus, je devrai donner ma position sur cinq grands thèmes fédéraux: les résidences secondaires, l’épargne-logement, six semaines de vacances pour tous, les jeux d’argent et le prix du livre. Si j’arrive à me faire un avis autorisé sur tout ça, je serai devenue un think tank à moi toute seule. &lt;div class=&quot;signature-pied&quot;&gt; &lt;div class=&quot;p&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;p&quot;&gt;Cette frénésie démocratique finit par banaliser ce privilège qu’est la consultation populaire. Pour peu, on finirait par assimiler les votations aux sondages Internet auxquels je suis sollicitée toute la semaine: «Vous donnez pour le Téléthon?» «Isabel Rochat, vous êtes pour ou contre?» «La thèse du complot dans l’affaire DSK, vous pensez que ça tient la route?» Sans compter le téléphone de la dame, le soir à la maison, qui me demande si j’ai «dix petites minutes» pour un sondage sur la consommation qui en prend 30, même sans réfléchir. Le dimanche, au contraire, c’est du sérieux. Je veux prendre le temps de m’informer avant de voter. Et je n’aimerais pas faire comme tous ceux qui ont fini par déserter les urnes. Voter, c’est un droit merveilleux. Alors ne gâchez pas mon plaisir.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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<title>Vert et même pas cap!</title>
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<updated>2011-12-01T12:25:26+01:00</updated>
<published>2011-12-01T12:25:26+01:00</published>
<summary>            Le truc tendance, ces temps-ci, c’est d’annoncer sa démission sur...</summary>
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&lt;div class=&quot;titraille&quot;&gt; &lt;div class=&quot;titre&quot;&gt; &lt;div class=&quot;signature-pied&quot;&gt; &lt;div class=&quot;p&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; Le truc tendance, ces temps-ci, c’est d’annoncer sa démission sur Twitter. C’est arrivé à un directeur de banque le mois dernier. Et mercredi, c’est de cette manière-là que le porte-parole d’Eva Joly a claqué la porte. Le gars n’était pas trop aligné sur les déclarations de sa cheffe très remontée contre l’accord des écolos avec les socialistes. Le porte-parole n’était pas le seul de cet avis, vous avez suivi ça. Mais lui, il a choisi de balancer sa dem’ sur Twitter, en exclusivité. Ses quelque 3000 abonnés, dont sa cheffe, ont reçu le message suivant: «En désaccord avec la nouvelle ligne politique d’Eva Joly, j’ai décidé décidé de démissionner de ma fonction de porte-parole.» Oui, dans sa hâte de quitter le bateau – enfin, la droite dit «le pédalo» – il a même tapé deux fois le mot «décidé». C’est ce qu’on appelle une décision mûrement réfléchie.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;div class=&quot;p&quot;&gt;Personne ne prétendra qu’Eva Joly a marqué des points cette semaine avec sa façon de taper du sabot en solo. Mais elle n’a pas besoin d’un porte-parole aussi pleutre. J’ai connu des gens qui montaient sur leur bureau pour annoncer urbi et orbi qu’ils quittaient l’entreprise. Au moins, ça avait de la gueule. Un porte-parole qui n’a même pas le courage de porter sa parole en face, ni d’avertir sa cheffe par une lettre de plus de 140 signes, c’est plutôt lamentable. Comme acte de rébellion, on a vu plus courageux qu’un tweet. Reste qu’à l’échelle du réseau ça a eu son effet: la démission a été re-tweetée plus de 100 fois et le porte-parole a été invité sur toutes les chaînes. Tant qu’à faire, les Verts pourraient peut-être faire un tweet pour recruter une nouvelle candidate pour la présidentielle. Vous pensez que ça marche aussi pour recruter rapido, ce truc-là?&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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<title>Moi aussi, je tue des cochons verts</title>
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<updated>2011-11-19T15:59:44+01:00</updated>
<published>2011-11-19T15:59:44+01:00</published>
<summary>    Ça me défoule, comme tout le monde. Un trajet en bus et hop, trois...</summary>
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&lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;div class=&quot;p&quot;&gt;Ça me défoule, comme tout le monde. Un trajet en bus et hop, trois cochons verts de moins. Hihahahah. Je les écrabouille en leur catapultant des oiseaux fâchés sur le crâne. Comme des millions d’humains sur terre. Je ne vous apprends rien: il y a le jaune qui fonce, le gros blanc qui lâche des œufs, le rouge qui lambine. Mais mon préféré, c’est le petit bleu qui se démultiplie quand on lui tape dessus avec le doigt. &lt;div class=&quot;signature-pied&quot;&gt; &lt;div pattern=&quot;&quot; class=&quot;ld&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; Qu’est-ce que vous avez à me regarder comme ça? Tout le monde joue à «Angry Birds» de nos jours, vous sortez d’où?&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;p&quot;&gt;Ce que m’a enseigné ce jeu idiot sur iPhone, voyez-vous, ce n’est pas seulement l’adresse. J’ai appris que désormais les jeux ne sont plus forcément «éducatifs», comme quand j’avais l’âge. «Angry Birds», c’est franchement amoral. Je ne vous parle pas de la provoc à la SPA qui va bien finir par intervenir, non, mais des moyens de progresser. Au fur et à mesure que vous avancez dans le jeu, les niveaux se corsent. Ça, j’aime. Mais quand vous séchez sur un obstacle, on vous propose de faire appel à l’Aigle tout-puissant. Chouette, que je me disais. Il va me montrer comment venir à bout de ce cochon récalcitrant là. Pas du tout: non seulement il faut débourser pour se payer le grand prédateur, mais, en plus, il débarque et démolit tout, sans me donner aucune piste de solution.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;p&quot;&gt;Mes enfants me disent que c’est normal. Ça s’appelle un «cheat», une triche, et ça existe dans tous les jeux vidéo. Moi j’aurais préféré un maître, un «coach», vous comprenez? Mais c’est terriblement vieux jeu de vouloir apprendre à surmonter l’obstacle. Les ados d’aujourd’hui, ils préfèrent le bousiller une fois pour toutes, qu’on n’en parle plus.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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<title>Vous avez la Supercard?</title>
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<updated>2011-11-16T17:49:41+01:00</updated>
<published>2011-11-16T17:49:41+01:00</published>
<summary>    Je suis pourtant une cliente très rapide. Quand j’arrive à la caisse, je...</summary>
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&lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;div style=&quot;letter-spacing: 0em;&quot; id=&quot;U21201165475438V1F&quot; class=&quot;p&quot;&gt;Je suis pourtant une cliente très rapide. Quand j’arrive à la caisse, je pose mes courses sur le tapis roulant – le plus lourd d’abord pour que ça se retrouve au fond du sac. Et dès que j’ai tout bien aligné, je cours à l’autre bout remplir mon cabas avant de payer. Mais elle est plus prompte que moi, la caissière. A peine a-t-elle tipé la dernière carotte, qu’elle lance: «Vous avez la Supercard?» et je m’interromps fissa dans mon transfert de solides pour tendre ma carte et du même coup mon argent liquide. &lt;div id=&quot;U21201165475438eCH&quot; class=&quot;signature-pied&quot;&gt; &lt;div pattern=&quot;&quot; id=&quot;U212011654754387jB&quot; class=&quot;ld&quot;&gt;&lt;b id=&quot;U212011654754389qD&quot; class=&quot;b&quot;&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;letter-spacing: 0em;&quot; id=&quot;U21201165475438zLF&quot; class=&quot;p&quot;&gt;Je suis arrivée à la conclusion que la Supercard, c’est fait rien que pour interrompre le client et gagner du temps sur le suivant. Et c’est plus poli que de lancer: «Vous venez payer ou quoi? Il y a la queue derrière vous!»&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;letter-spacing: 0em;&quot; id=&quot;U21201165475438lDI&quot; class=&quot;p&quot;&gt;Appelons ça l’art de l’interruption volontaire de prouesse. Et pour tout dire, je suis farouchement contre l’IVP. Devant mon écran au travail, j’y suis sans cesse soumise. Je tape trois lignes et une fenêtre s’ouvre pour m’annoncer l’arrivée par e-mail d’un communiqué de presse urgent. Après, c’est un push sur le portable qui m’empêche de voir le SMS dessous: «Rappelle-moi dès que tu peux». Je mets le doigt sur «Contacts» pour obéir, mais c’est le téléphone fixe qui sonne. Je commence à répondre, mais là c’est Outlook qui me convoque pour une séance. Quand j’arrive à la maison le soir et qu’on me demande ce que j’ai fait de ma journée, ça m’arrive de réfléchir longuement pour ne pas répondre que j’ai magnifiquement été interrompue. Lundi, vous allez voir: je lui dirai, à la caissière, que ce sera quand je veux, si je veux.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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<name>AP_Martin</name>
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<title>Virez-moi ces livres de la cuisine</title>
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<updated>2011-11-11T16:06:17+01:00</updated>
<published>2011-10-08T15:57:00+02:00</published>
<summary>  Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à publier des livres de cuisine? S’ils me...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à publier des livres de cuisine? S’ils me demandaient mon avis, je leur répondrais que le livre n’a rien à faire à côté de l’évier.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est vrai, non? Dès qu’on corne une page de roman on se fait traiter d’hérétique, mais alors les pages maculées de grumeaux de farine séchés depuis vingt ans, ça n’a l’air de déranger personne. Moi si. Je n’arrive même plus à faire une béchamel: la page de mon «Croqu’menus» est collée avec la suivante et si je tire, ça troue. Le blanc d’œuf, je parie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bref, en cuisine aussi, saint Steve a sauvé mon job. J’ai désormais mon Ipad près du four, un écran qui résiste même aux giclées de vin blanc, et je tape «béchamel» dans Google avec le petit doigt toujours sec. Le problème, là, c’est qu’ils ont tous dix conseils à me donner, que le partisan du lait engueule celui du bouillon, et qu’en fin de compte, culpabilisée par mon envie de soufflé au fromage, je finis par faire une grande César bien diététique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En cherchant bien, j’ai découvert un amoureux de la cuisine que je suis comme un gourou, sans chercher à le contredire. Il s’appelle Zoki les bons fourneaux, il chronique sur le site deFeminaet sa page Facebook est épatante. Il y donne des trucs intéressants, comme écraser légèrement le citron avec la paume de la main avant de le presser pour qu’il libère plus de jus. Je le trouve pro, sympa, pas compliqué, Zoki. Il me va bien en version virtuelle. Là, je viens d’apprendre que, lui aussi, il va publier un livre de recettes. Ça va s’appeler «Facecook» et ça sort en novembre chez Xenia. Je sens que tout ce que je viens de dire ne tiendra pas et que je vais courir l’acheter, celui-là. Mais j’ai un bon argument: sa couverture sera déjà tachée de vin rouge par l’éditeur. Comme ça, c’est fait.&lt;/p&gt;
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